Posté le 08.03.2007 par reveolution
Je tiens à faire quelque rectification sur certains éléments que j’ai écrits sur ce blog.
1. J’ai écrit dernièrement sur les arriérés que la Poste doit verser à ces employés de 18 millions, sans préciser que cela ne concerne pas uniquement que celle-ci mais aussi plusieurs entreprises Suisses. Certes dans les journaux, on ne parle que des grosses entreprises mais le mal est plus général car il atteint d’autre branche de corps de métier. Je tenais à le préciser car toute source d’information à besoin d’être vérifiée ou plus ou moins complétée.
2. J’ai aussi écrit en ce qui concerne le Move It, nouvelle forme que la Poste veut mettre en marche. J’ai enfin eu un éclairage dans ce qui m’intéresse quant à ce nouveau principe de distribution qui consistera à que chaque facteur possède un scanner afin de marquer son heure de début et son heure de fin afin que chacun puisse travailler équitablement.
Personnellement, je suis dubitatif quant à ce nouveau système de distribution le « Move It » qui fait dans un climat de parfaite entente entre collègue, nous rendra la vie plus agréable. On dirait un slogan, n’est ce pas ?
Faisons un petit retour en arrière et voyons comment le cinéma dépeignait l’image du facteur ou cela devait certainement se passer dans les villages. Le facteur vu sous le regard de Marcel Pagnol, assis à la terrasse d’un bistrot entrain de siroter son pastis pour la France ou du vin blanc pour la Suisse. Il était facteur dans le même village pour toute sa vie et connaissait l’habitude de chacun. Une image bien candide que j’ai bien connue car je reconnais que les vieux facteurs avaient le temps de prendre leur apéro en toute quiétude mais tout cela à bien changé. Du temps en trop que nous avions cela à passé à l’autre extrême au point de n’avoir à la pause de midi qu’à peine le temps de manger. Si on remonte plus loin en arrière, j’ai aussi connu un ancien facteur qui en a trimé. A l’époque, nos collègues travaillaient du lundi jusqu’au dimanche, il distribuait le courrier en vélo et tirant une charrette, il y eu ensuite une période d’accalmie mais qui maintenant change en notre désavantage.
Cette image du facteur qui fait son quartier jusqu’à la retraite va disparaître, elle va finir à l’oubliette pour laisser place à de parfait anonyme qui ne serons là que pour faire leur travail. Le facteur ne sera qu’un lointain souvenir. Alors au client de s’en accommoder avec tout les inconvénients que cela incombe.
On m’a décrit un monde Postal futur idyllique, où tout employé devra être souple et prêt à relever n’importe quelle défit. L’employé doit se conformer aux chiffres, eu possède la vérité peut importe la manière. Les chiffres ne gèrent-ils pas le monde ? Quand la bourse va mal tout bascule, les chiffres d’affaires font la une, chacun se gausse de combien ils ont gagné, les statistiques ou le nouveau système Move It, nous dira comment travailler. Je devrais m’adapter, être prêt à tout mais comment arrêter un système tel un train en marche.
Mission impossible, je sais que ces quelques mots ne peuvent rien y changer quoique ?
Comment faire face à des chiffres qui me disent combien de temps je dois mettre pour déposer le courrier dans les boîtes aux lettres ou combien de temps je dois mettre pour monter un recommandé et je devrai mettre le même temps dans n’importe quelle tournée que je connais moins bien.
Bref je m’interroge.
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Posté le 04.03.2007 par reveolution
La Poste fait encore des siennes, on apprend dans les journaux qu’elle dépense, 8 millions pour des nouveaux habits destiné aux employés des guichets.
Il y en autant que cela ou ils ont acheté du Gucci ou Armani
En attendant, elle doit un arriéré de 18 millions à ces employés pour horaire de nuit.
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En plus la Poste reçoit le prix de l’Esprix Award 2007, récompense remise par la ministre de l’Economie Doris Leuthard. La Poste ferme des offices et en plus, elle est encouragée par les politiques, normal ceux qui s’en mettent plein les poches sont les seul intéressés.
Posté le 09.02.2007 par reveolution
Salut à tous!
La dernière réunion que nous avons eue, si j'ironise le thème était « être dans la peau d'un cadre » et pourquoi pas dans la peau d'un facteur. Chacun sa tâche, je ne prétends pas ni ne veux prendre la place d'un cadre que je n'envie pas du reste mais au moins être respecté, ce qui n'est pas le cas, on nous impose de nouveau projet sans passer par l'avis du personnel. On se retrouve à chaque fois devant le fait accompli parce que la directive à décidé, nous devons suivre sans réfléchir.
Le personnel présent est largement sortis du sujet car il n'a exprimé qu'un ras-le-bol général, on n'en peut plus de cette situation. Néanmoins, je remercie le responsable qui à dirigé la séance car il a sû temporiser et calmer le personnel, sans jeter de l'huile sur le feu. En effet, il y a eu quelques étincelles, mais il a su les éteindre à temps en laissant toute personne exprimer son mécontentement dans une totale liberté, il a ainsi crée un climat de confiance et non d'hostilité, ce qui n'est généralement pas le cas.
Un constat un peu révoltant quand même pour nous, en effet la direction attend que le personnel qui actuellement pour cause de mauvaise santé et qui travaille à 50% ou qui est en arrêt maladie prolongée soit pris en charge par l'AI pour qu'enfin, il puisse engager du personnel. En définitive, les malades sont les responsables du manque de personnel comme si la Poste n'avait pas assez de ressource. En attendant, les prochains sur la liste ce sera peut-être nous car avec ce rythme de travail, notre santé à nous, va aussi être défaillante.
Mais que puis-je faire, je ne suis qu'employé au bas de l'échelle, mon travail consiste à distribuer du courrier, comment puis-je être rentable. « Rentabilité », ce mot me rend malade car je l'entends à tout niveau même dans le domaine social, il faut que cela rapporte, plus rien n'est gratuit, on nous encourage à l'individualisme dans notre société et non à un simple dévouement pour l'individu. "Mais qu'est ce qu'il peut me rapporter si le lui rend service ?"
Je ne suis q'un représentant de mon entreprise qui fait son travail et fais face à une clientèle de plus en plus insatisfaite. Comment puis-je faire un travail de qualité ?
Heureusement qu'il nous reste au moins la liberté d'expression en Suisse. Quoi que je me demande jusqu'où va notre liberté
Posté le 02.02.2007 par reveolution
J'ai lu dans le journal « Le courrier » du vendredi 26 janvier 2007 dans la rubrique éditorial de Fabio Lo Verso que la condition du travail se dégrade en Suisse entrainant les travailleurs dans la dépression et nombreux sont ceux qui bénéficient d'une rente AI (assurance invalidité). Les politiques Suisse ne voient que les conséquences mais pas la cause. Certes ces gens coûtent cher à l'état mais ce ne sont que les effets pervers du profit et de la productivité que les politiques ont choisis et encouragé. La hausse du nombre des cas psychique est préoccupante 40% en Suisse pour 18 % à l'étranger. Il y a de quoi s'inquiéter mais qu'elles sont les solutions couper le budget en faveur des personnes réellement handicapée.
Certes, il y a certainement de l'abus chez certains qui se mettent à L'AI pour un rien et qui profitent du système en privant ceux qui en on vraiment besoin, il faut démasquer les usurpateurs mais aussi trouver une solution aux problèmes en rendant une qualité de vie professionnelle supportable.
La vie dans notre poste de travail se détériore pour le profit qui ne fait que bénéficier le riche, un fossé dangereux qui se creuse entre l'ouvrier en bas de l'échelle et le riche tout en haut qui ne vois pas l'individu car à vue d'oiseau, nous ne sommes que de petites choses insignifiantes à leur yeux ce qui compte pour eux ce sont les chiffres. Parlons-en de ces chiffres que l'on nous sort, ces chiffres qui règlent notre travail comme un métronome au rythme d'une machine excluant toute once d'humanité. Je devrais fonctionner comme une machine, ne tenant pas compte des individus qui m'entourent faire mon travail froidement et machinalement sans faire attention au imprévu. Cette façon de procéder nous déshumanise, on nous demande d'avoir un esprit de groupe en effectuant le travail avec le minimum de personnel et en faisant pression sur nos team leader.
Qu'elles sont les stratégies de la Poste ?
Nous avoir à l'usure afin que l'on démissionne ?
Nous pousser à prendre une rente AI ?
Parce que si nous coûtons cher à l'entreprise mais en adoptant la politique actuelle qui poussent les individus à l'AI, c'est nous qui en faisons les frais car ceux qui paient les pots cassé, ce sont ceux qui sont en bas de l'échelle. En effet puisque les entreprises débarrassent leur malade psychique, travailleurs poussé à bout en les refilant à l'état, c'est-à dire au peuple et c'est nous qui finalement payons l'addition.
Cela devrait être les propres entreprises qui devrait assumer financièrement le malade cela les freineraient peut-être dans leur mobing et les conditions de travail deviendraient meilleures car c'est à leur porte monnaie que l'on toucherait et pas à celui du contribuable.
J'attend vos réactions alors à vos claviers et faite connaître votre mécontentement.
Posté le 26.01.2007 par reveolution
Je suis allé prendre des informations plus précises en ce qui concerne la retructuration. J'ai demandé une explication écrite noir sur blanc sur la tournée dans laquelle je distribue afin d'avoir une idée plus claire parce que nous ne recevons que des info par oral et qui sont confuses.
Posté le 25.01.2007 par reveolution
Bonjour !
J'ai été un peu brouillon pour ma première introduction mais je vais être plus explicite afin de vulgariser et que l'opinion publique puisse être mise au courant de ce qui se passe actuellement à la poste.
Trois points important à savoir.
1) l'alternance
Nous travaillons un samedi matin sur deux, on ne distribue que le courrier A et les journaux politiques de notre tournée et celle de notre collègue en congé.
L'alternance consiste à faire une semaine par trimestre la tournée de notre collègue, en résumé on change de tournée. Mais la Poste à décidé de nous faire apprendre deux tournée de plus, ce qui veut dire que nous allons remplacer trois semaine par trimestre.
2) la mutuelle
Quand il y a un collègue malade ou en vacances, on répartit sa tournée entre les collaborateurs restant. Le travail consiste à trier sa tournée ainsi que la distribution à effectuer.
3) projet Move it
Le facteur va trier des tournées jusqu'à huit heure du matin et ensuite des porteurs vont aller distribuer le courrier. Ensuite le facteur sortira distribuer les recommandés et fera les rebuts, les lettres dont le porteur n'aura pas trouvé la boîte aux lettres.
Les résultats : ils ne sont pas très concluants, n'amenant que du stress et de l'irritabilité voir même de la dépression chez quelques collègues. L'alternance est épuisante et malheureusement obligatoire nous n’avons pas d'autre alternative, on doit obéir ou partir.
La mutuelle crée une ambiance hostile entre nous, ce procédé nous donne plus de travail nous faisant terminer beaucoup plus tard ou en adoptant une cadence infernale afin de terminer à l'heure. Si on est trop lent, on est pointé du doigt par nos propres collègues. Que l'on soit malade ou en congé, les commentaires fusent entre-nous comme si nous étions responsables de ce système. On nous parle de groupe et d'esprit de groupe mais nous n'avons pas les outils en mains ni le personnel pour faire le travail convenablement.
Justement, j'en viens à ce nouveau système venu, le Move it. A Genève le projet doit commencer bientôt et il n'y a pas encore de personnel engagé. Parlons aussi des conditions de ce nouveau contrat. Un travail a 50 % avec un salaire dérisoire de 1700 francs mensuel. Comment peut-on vivre à Genève avec une pareil somme, c'est le prix d'un loyer à Genève pour un trois pièce. Le facteur n'aura plus un contact proche de la clientèle mais distant.
Illogisme postale
Nous devons compter les lettres durant toute l'année, tous les quinze jours environ. Dernièrement nous avons reçu les résultats de leur calcul annuel entre guillemet car il ne comptabilise pas le premier trimestre de janvier à mars.
Donc nous comptons pour rien, ce temps perdu qui part aux oubliettes. Bien sûr avec leur façon perverse de calculer nous sommes perdants et cela justifie leur chiffre à l'appui qu'il nous agrandisse les tournées sans aucun problème.
Jugé en par vous-même, si vous côtoyez des personnes qui vivent dans les mêmes conditions que nous, travaillant le double. Faites le savoir dans ce blog.
Posté le 24.01.2007 par reveolution
Pourquoi ce blog sur la Poste Suisse?
Tout simplement parce que j'y travaille et je constate que le système mis en place ne fais que décourager le personnel actuel tout cela uniquement pour le profit. En Suisse on l'appelle le géant jaune, la couleur de quelqu'un qui devient malade.La Poste Suisse fait des bénéfices au détriment de la clientèle,elle élimine des postes de travail en prétextant la sauvegarde de notre emploi et en nous surchargeant davantage.Une sorte de mobing afin d'éliminer les maillons faible de la chaîne ainsi ils peuvent instaurer leur nouveau système en engageant du nouveau personnel avec des salaires de misère.
Malheureusement, ce phénomène se retrouve dans tout les milieux qui ont à faire au social.Le travailleur/euse est épuisé/e de devoir travailler pour deux voir pour trois.A ma connaissance l'hôpital cantonal universitaire de Genève et le CHUV à Lausanne sont dans le même cas.
On nous demande de faire plus au détriment de notre santé mentale et physique mais où va le monde?
Je suis d'accord de travailler pour vivre mais pas vivre pour travailler.
On dois se mobiliser et arrêter de subir la pression,agir sans violence mais avec efficacité,tout comme le fit Martin Luther King en combattant contre le ségrégationnisme car il ne faut pas se leurrer, actuellement nous vivons une forme d'esclavage, nous ne sommes que des pions sur un échiquier et pas des individus.
Si on s'oppose ou on est pas d'accord avec le système mis en place qu'est-ce qu'on nous propose la "porte".Pour une entreprise qui se vante d'être sociale,elle ne fais qu'imposer son dictat sans permettre au personnel de s'exprimer. La Poste se vante aussi de ne pas licencier son personnel,normal ils partent d'eux même ou demande la retraite anticipée,combien j'en ai vu du monde défilé.Chaque année, on nous agrandit nos tournées en prétextant qu'il nous manque des minutes,c'est facile pour un bureaucrate de rentrer des chiffres sur un ordinateur mais la réalité est toute autre.
Cher blogeur j'attend de vos nouvelles et à bientôt.